Le jardin des mémoires

Vous trouverez içi les reportages réalisés avec les seniors.

Residence St Jacques : 20 Mars 2017

Les souvenirs d'écoles :

Aujourd'hui pour poursuivre ce qui avait été commencé par Sylvie (l'animatrice du foyer logement) la semaine d'avant on parle de l'école et de comment on y allait.

On faisait en moyenne plusieurs kilométres à pieds si on vivait en campagne (entre 4 et 5 facilement) avec aux pieds ses galoches.

L'école commencait à 5 ans 

C'était l'occasion de prendre au passage les copains pour faire le chemin ensemble. 

Quand ces joyeux retraités me disent qu'ils ne faisaient jamais de detour ni en y allant ni en revenant je les crois de bon coeur et je me dis que pourtant ça devait etre bien tentant de s'arreter jouer un peu sur le chemin. Mais non ils rentraient directement pour faire les devoirs et aider les parents aux champs, au jardin ou pour n'importe quel travail que les parents avaient à leur confier.

Beaucoup se souviennent que pendant la periode d'occupation les allemands leurs faisaient enlever les doriphors dans les champs de pomme de terre.

Ils se rappelent egalement de la leçon de morale chaque matin avant de commencer les cours. C'etait une phrase ecrite au tableau par le maitre et qu'on expliquait en classe.

 

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Marpa Couture d'Argenson : La premiere fois

Sont presents :

Madame MAGNANT une ancienne agricultrice de Paizay Naudouin.

Mme DELCEAU de Couture d'Argencon elle tenait le café épicerie qui est à coté de la MARPA.

Mme Penaud Solange

Mme BAILLIER Josette

Mme TERRASSON Monique

Mme GOICHON Renée qui habitait à Villemanan 

Mme RICHARD Renée

Mme GEORGELET Denise

M VIAUD Pierre? Il était cultivateur.

M MAYEuR Alain il vient des Touches de Périgné, il était professeur d'art plastiques au colège et lycée.

Mme KUHN Noelle

Mme MORNET Denise

 

Hommage a Madeleine

Madeleine duchesne Le 13 Mars lors de ma visite à l'ehpad de Villefagnan j'ai appris apres trois mois ou je n'étais pas venue que Madeleine nous a quitté. Je dois dire que cette nouvelle m'a emue. Meme si j'avais peu vu Madeleine (5 fois peut etre) je me rappelai de son sourire et de sa gentilesse. Je me souviens à quel point elle avait été emue aux larmes lorsque vous lui aviez laissé des messages, des photos que je lui avais transmises.

Pierrette qui était tres amie avec elle souffre énormement de son absence et m'a dit à quel point Madeleine était gentille et souriante, d'une grande politesse et que sa compagnie était si agréable.

Mes pensées vont bien evidement à sa famille qui a perdu une grande dame.

Villefagnan / 13 Mars 2017

Apres 3 mois sans se voir ( fetes de fin d'années, episodes de grippe) Je retourne enfin à la residence du cllos des tours à Villefagnan ou sont presentes

Gisele, Pierrette, Raymonde et sa niece

On parle du plaisirs de recevoir autour d'un bon repas.

C'est important de faire de la bonne cuisine et de retrouver ceux qu'on aime autour d'un bon repas et d'une bonne table.

C'est souvent les mamans qui apprenaient à faire la cuisine. Et puis il fallait vite savoir se debrouiller toute seule

 

Raymonde a été "petite bonne" à l'age de 14 ans et c'est elle qui faisait la cuisine pour la famille de ses employeurs.

Gisele elle a travaillé dans un restaurant donc elle a aussi appris a bien faire à manger.

Quand à Pierrette qui a toujours vécu avec sa maman elle savait faire à manger certes mais sa maman ne lachait pas volontiers les fourneaux et ce jusqu'à la fin !

J'attends avec impatience que ces dames me rapportent leurs cahiers de recette de cuisine.

Hopital de Melle : Les loisirs

Aujourd'hui à l'hopital de Melle nous entamons la conversation sur un de leur loisir actuel : la lecture.

Ces dames sont des grandes lectrices, on sait déja que Mme bry est une fine plume. Elle nous dit qu'elle aime particulierement lire les livres sur la culture d'autrefois comme Marcel PagnolAT et Henry TROY. En ce moment elle lit Notre dame de Paris de Victor Hugo, elle trouve qu'il y a beaucoup trop de descriptions.

M MANAN lui aime lire quotidiennement le journal

Mme CHANTECAILLE lit beaucoup de roman d'amour elle adore Danielle STEEL;

 

Mais du coup à l'école est-ce qu'il lisait des livres ? Et bien non on ne leur demandait pas de lire des romans mais par contre on leur faisait beaucoup ecrire en plein et déliés.

Ces dames aiment aussi faire les mots croisés du journal et les sudoku quand ce n'est pas trop durs.

 

Chateau de Chaillé : Discussion sur le progré

Cette fois ci on va discuter des progrés qu'ils ont connu au cours de leurs vie.

Les residents qui venaient majoritairement de grandes villes ont tous connu l'éléctricité. 

Ils me disent que le plus beau progrés pour les femmes a été la machine à laver qui a liberé les femmes de la corvée du nettoyage à la main. C'était énorme me disent elles !!!

On évoque la télévision, le train...

On a eu un tres bon débat sur le positif et le négatif de tout ces grands changements que nous apportent la modernité. 

Il est vrai que l'on peut se demander comment l'etre humain peut esperer avoir du travail si ce sont les machines qui font tout le travail.

Des bons repas à l'hopital de Melle

Les residents de l'hopital de Melle ont été heureux de me parler d'une superbe initiative de leur super animatrice Marylene :

Ils ont mangé une raclette qu'ils ont preparé eux meme et c'etait la premiere fois pour tous car ça ne se faisait pas à leur epoque et ça les a enchanté

 

Chaque mois les residents ont la chance de pouvoir concocté eux meme leurs repas et ensuite de le deguster. Pour eux qui m'ont souvent dit a quel point les repas étaient mauvais à l'hopital c'est un veritable bonheur. Ils partagent un moment convivial pendant lequel ils prennent le temps de savourer des choses gouteuses nouvelles ou qui leur rappel des souvenirs agréables.

 

BRAVO MARYLENE pour ce que tu fais !!!!

 

Bien

LES TRUCS DU JARDIN

à l'hopital de Melle on discute aujourd'hui des trucs et astuces dans le jardin

 

Pour eviter les limaces et les escargots on met de la cendre autour des plantations 

Avant les machines à laver on frottait avec du savon sec pour enlever la tache. On n'avait pas de détachant donc ces à la force des mains qu'on enlever les taches

Pour le sang il faut nettoyer à l'eau froide ( surtout pas chaude ça cuit le sang)

Pour que le linge soit bien blanc on le fait bouillir dans une lessiveuse et il existait aussi des boules bleues pour rendre le linge blanc.

On pouvait aussi utiliser les cendres qu'on mets dans une poche de tissus dans la lessiveuse a bouillir  pour nettoyer le linge ( attention surtout pas les cendres de chataignier qui rendent le linge noir). Elle me confient que c'est leurs mamans qui faisaient ça car elle n'avait pas de lessive. Elles elles ont connu la lessive (la lessive saponite en poudre)

Saponite

Quand le linge se decolore il fallait le laver a la main comme les vetements plus fragils. C'était un sacré boulot !!!

 

 

 

Chateau de Chaillé : Les souvenirs d'écoles

Sont presents :

  • M VRIGNAUD René qui habitait à l'Absie pres de Coulonges il a 80 ans
  • Mme GIROS Sylvaine qui habitait dans le Nord et à Toulouse, elle etait pianiste et professeur de solfege, elle est née en 1936
  • Mme CEMATIMEPO Michelle qui vient du 12eme arrondissement de Marseille, elle etait aide soignante et a 69 ans
  • Mme VALTIER Iréne qui vient de Rouen, elle etait steno-dactilo et a 92 ans
  • Mme DENIS Jacqueline qui vient de Celle/ Belle elle etait assistante maternelle et a 86 ans
  • Mme SOLTYSIAK Hanina elle est née en Pologne et a demenagé en region Parisienne, elle etait secretaire et a 70 ans

Pour cette premiere discussion avec les residents du Chateau de Chaillé nous avons abordé le theme des souvenirs d'école.

Pour Hanina le plus dur a été de s'adapter à un nouveau pays et a une nouvelle langue car elle venait de Pologne.

     On allait principalement à l'école à pieds jusqu'à 5 km pour ceux qui habitaient le plus loin. On partait avec les freres et soeurs, les copines mais pas les parents qui n'avaient pas le temps. Dans les grandes villes on faisait moins de route et on pouvait manger à la maison. Pour les autres on apportait son casse croute pour manger pres du poele ( dont les enfants avait la charge).

Michelle etait une surdouée du piano car elle a obtenu à 13 ans le premier prix de conservatoire de Lille puis a été admise au conservatoire de Paris ou elle vivait avec d'autres jeune musiciennes chez les soeurs. Elle a d'ailleurs ecrit un livre sur le dechiffrage du solfege afin d'enseigner comment lire le solfege. Car pour elle on peut tous apprendre le solfege doué ou pas; Pour elle tout est question de travail.

M Vrignaud se souvient que les enfants aidé beaucoup les parents, il devait aider régulierement sa mére dans le café tabac du village. 

D'ailleurs tous confirment que c'était normal et qu'on ne posait pas de question, les parents avaient tellement de travail et en plus n'oubliions pas que c'était la guerre;

 

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rencontre à la residence st Jacques

Le 20 Février 2017 je me suis rendue pour la premiere rencontre à St Léger de la Martiniere au sein du foyer logement St Jacques. J'etais venue 15 jours avant pour presenter le projet de discussion autour des souvenirs ainsi que les differentes activités de l'association.

Cette premiere rencontre placée sous le signe de la bonne humeur a été l'occasion de faire connaissance avec chacun des participants soit 10 pour cette premiere intervention ( certains étant malades ou en attente de visite de leur famille).

 

Residence st jacques melle

 

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Les remèdes d'autrefois

Causerie réalisée à l'EHPAD de Melle le 28 Octobre 2016

 

Après s'être présentes, les résidents ont émunéré plusieurs maladies et symptôme pour lequels ils intervenaient par des remèdes de leur composition: le rhume, le mla de gorge, la bronchite, les porbléme de foie, les migraines, les douleurs , es vers, la toux... en insistant sur le fait: "on appliquait ces remèdes avant de faire venir le médecin, si ça devenait trop grave!" puis la discussion a commencé. 

            La coqueluche: "on donnait du lait de jument ou de bourrique pour la coqueluche!". "Ma plus jeune soeur, on l'emmenait au logis de Saint Léger pour boire le lait de bourrique frais. Il fallait qu'il soit bien frais!" "On emmenait aussi les enfants respirer une source"'. "Chez nous, on le donnait aux enfants, ça faisait comme du sirop! ça calmait la toux! Il fallais pouvoir le boire, car c'étais trop gras. On donnait 2 cuillérées et ça coupait la toux! Il ne fallais pas savoir ce que c'était!" 

           Le mal de gorge: "On prenait des feuilles de lauriers cerise, que l'on cousait sur un linge (on faisait comme un colier) qu'on attachait autour du cou." "On chauffait les feuilles avant, pour les attendrir pour qu'elles collent autour du cou; ça faisait suer!" "On mettait aussi le bas que l'on venait de porter autour du cou!" "On faisait aussi des gargarismes avec des alcool forts, (rmagnac, cognac...) mais c'était plus pour les hommes!" "Nous, on buvait du lait tiède avec du miel". "Moi j'ai dit à mes enfants de m'en rapporter et ça m'a coupé le mal de gorge!"

          La bronchite: "On faisait des cataplasmes de moutarde: on enveloppait des graines de moutarde( que l'on trouvait en pharmacie) dans un linge fin mouillé d'eau tiède et que l'on appliquait sur la poitrine ou dans le dos ( suivant où on avait mal) et ça chauffait !" "Ils ont été remplacé par les Rigolos, qui étaient des rectangles, comme du carton, avec des graines de moutarde, et qu'il fallait tremper dans l'eau avant d'appliquer sur la peau." "On ne le faisait pas aux enfants, car ça brùlait la peau et qu'ils avaient une peau plus fines !" "On mettait aussi des ventouses: c'était des verres ronds, dans lesquels on mettait de la ouate (du coton hydrophile) et on y mettait le feu. On posait vite fais la ventouse à l'emplacement vouu dans le dos et quelques fois devant. On laissait la ventouse jusqu'à ce que la peau gonfle ou monte dans la ventouse." "Elle prenait le rond ! Et après on mettait son doigt sur le coté pour faire une prise d'air pour enlever la ventouse." "On en mettais 3 à 4 d'un coup". "Moi, j'en ai mis beaucoup. Mon père en etait trés rude! Et mon beau-père aussi!" "Moi, je le mettais dans tout le village, car tout le monde n'osait pas les poser!" "On faisait aussi des tisanes, à prendre bien chaudes!" "On y mettait le tilleul qu'on avait ramassé et mis sécher au grenier dans un panier." "On pouvais mettre du serpolet, une herbe que l'on trouvait dans les champs." "Ou de l'orge..."

          Le rhume et la sinusite: "Pour soigner le rhume et la sinusite, on faisait des fumigations: on achetais une bouteille de liquide très fort en pharmacie avec de la menthe et du thym... (il n'en fallait pas beaucoup à chaque fois)" "Ca sentais fort" "On faisait chauffer de l'eau boullante et on y ajoutait quelques gouttes de la bouteille, et on mettait ça dans un bol, recouvert d'un entonnoir ou d'un cône confectionné avec du carton, et on respirait la vapeur qui s'échapper!" "On mettait une serviette sur la tête pour empêcher la vapeur de s'échapper." "On pouvait aussi mettre du thym dans l'eau bouillante." " Ca débouchait le nez!" "On suçait aussi des pastilles au miel, des pastilles Valda des pulmolls, on en retrouve encore, mais ce ne sont plus les mêmes! Toujours imité,jamais égalé!" "On se mettait aussi des gouttes dans le nez" "On prenait aussi des grogs: il fallait de l'eau très chaude avec du rhum ou de l'eau de vie et du sucre". "C'était pas si bien avec la gnole, avec le rhum c'etait meilleur!" " Pour les enfants, on faisait du "lait de poule" on délayait du lait avec un jaune d'oeuf et on faisait chauffer un peu." " on utilisait aussi de la teinture d'iode: on en mettait quelques gouttes dans du laait et on buvait ça!" "Parfois on se frottait la poitrine avec!" " Il y avait aussi la ouate thermogène, ça faisait l'effet d'un cataplasme!" 

         La migraine: "On achetait de l'aspro de la migralgine qui était un liquide en bouteille. "On se mettait dans le noir et on attendait que ça passe!" "il n'y avait pas grand-chose à faire !" 

         La foie: "On faisait un régime sans oeufs, sans gras (comme les frites!) et sans alcool..."

         Les coliques et le mal au ventre: "On prenait des tisanes de camomilles et de tilleul pour calmer les gaz" "Il fallait de la chaleur sur le ventre, et maintenent on vous donne de la glace! Moi j'y comprend plus rien!" "Pour avoir de la chaluer sur le ventre, je me servais de la chaleur du fer éléctrique!" 

         Les vers: "On en voyait dans les selles, chez les enfants" "Les enfants qui avaient des vers, se grattaient le nez, l'anus." "On faisait une tisane." "ma mère l'appelait la sanguenite, et elle la faisait avec une plante du jardin." "On faisait aussi des compresse avec de l'ail écrasé qu'on mettait sur le nombril ou on en faisait des colliers" "Car l'ail , éloignait les vers!"

         Les douleurs: "Quand j'avais mal aux jambes, je m'enveloppais les jambes avec des feuilles de choux, et ça enlevait la douleur." "Moi je faisait chauffer des feuilles de Nappe et je faisait pareil. On appelait la plante la Nappe, mais ça devait être des feuilles de bouillon blanc." "On faisait aussi appel au rebouteux quand on avait quelque chose de démis, un pouce, cheville..." "Il remontais les nerfs avec le pouce. On le sentait quand ça passait!" "Ca ne durait pas, et après on était mieux!" "Quand c'était cassé, il le disait, et envoyait chez le docteur." "Quelquefois, il y avait des ratés! Pour mon mari, il avait fait plus de mal que de bien!"

          Les abcès: "Il y avait parfois des abcès provoqués par les rosier, les injections..." "On mettait dessus un pétale de lys blanc trempé dans l'eau de vie" "On pouvait mettre aussi une feuille de poireau dédoublée à la flamme, en appliquant l'interieur sur la plaie."

          A propos des injections, des piqures: "Elle etaient faites par des personnes du village. "Moi, ça me plaisait de les faire, j'avais tout un matériel!" "J'ai appris avec un médecin de niort, qui m'a fait voir comment il fallait faire! Et j'en ai fait! Les gens n'avaient pas le temps de se rendre compte!" "C'était moins facile que maintenant car il fallait faire bouillir tout le matériel!" "Moi,ma maman avait fait marquer au docteur où il fallait que je pique, car ma mère faisait les piqûres à tout le monde dans le village, et quand elle tombé malade, ça a été une obligation pour moi de lui faire!"

           Cors aux pieds: "On utilisait la pommade cochon, mais il fallait faire très attention car ça écorche si on fait déborder!"

           Pour nettoyer le tube digestif: "On prernait des granulés de charon, en pharmacie." "Et pour la constipation, on buvait de l'eau de vals ou des grains de vals." "On prenait aussi des fortifiants; comme de l'huile de foie de morue, de la quitonine du quinquinat..." "Maintenant, vous allez a a pharmacie et vous avez ce qu'il vous faut!" "C'était principalment nos parents qui utilisaient tout ça, c'etait moin cher!!! Et ça soulageait!" 

Les residents présents etaient content de faire partager leur remédes et à l'evocation de ces recettes, les commentaire teintés de nostalgie allaient bon traibn. Je les remercie d'avopir échangé avec autant d'enthousiasme ces façons de faire, qu'ils ont retrouvées et puisées dans leur mémoire. Encore merci pour ce bon moment.

       

 

 

 

 

les preparatifs de mariage

Les  noces : "c'était un tralala ! " Avant la guerre il y avait de grosses noces. On invitait la famille et les amis. Quelquefois, tous les artisans étaient invités". " Je me souviens d'un gros et beau mariage en 1937, ou il y avait 250 personnes !" C'était l'occasionn de rencontrer d'autres jeunes.

Ceux qui venaient au mariage apportaient un petit quelque chose : des volailles (pas souvent des canards), des oeufs, du fromage de chèvre.... On servait souvent du poulet pas du lapin c'etait trop ordinnaire. 

Les repas etaient composés de :

- Hors d'oeuvre : souvent des legumes crus, melons artichats, quelque fois des asperges ( pas souvent car les asperges étaient cheres!) ou de la soupe.

-  Poisson avec de la mayonnaise, comme des gros merlus cuits dans des poissonnieres, accompagnés d'oeufs durs et de tomates.

- Plat en sauce : Blanquette de veau, bourguignon, langue...

- Plat principal : poulet, canard accompagnés de légumes de saison et de haricots verts. Quelquefois il y avait du roti ou du chevreau à l'ail vert accompagné de mojhetes demi seches.

- Fromages du Poitou confectionnés par les femmes.

- Dessert : la piece montée, composée de choux à la crème fabriqués par la cuisienère, était le dessert des mariages. On pouvait aussi y manger des oeufs au lait et autres entremets accompagnés de tourteaux, gateaux secs et pain de savoie. Il ne fallait pas casser les blancs montés en neige ! Surtout pas de courants d'air car ils risquaient de retomber ! On se mettait à la porte du four pour incorporer les blancs en neige ! C'était fragile !

Pour les petits repas ces gateaux etaient faits dans un "mol" avec 2 "beurleres" et 3 pieds (recipient de la grandeur d'un plat, fermé par un couvercle avec deux poignées et trois pieds), qu'on appuyait sur la braise, et dont on garnissait le dessus du couvercle avec de la braise pour faire une cuisson comme dans un four. On se servait aussi d'un "calin" (plat allongé avec un couvercle sur lequel on mettait de la braise pour faire cuire la viande.

 

Le tout était arrosé de bon vin, du blanc, du rouge, acheté chez le marchand.

On se demande souvent ou on mettait tout ça ! Le repas durait et durait, et on ne sortait guère de table avant 4 ou 5 heures !

Les mariages se passaient souvent le matin ; on allait à pied à la mairie et à l'église. Il fallait faire un cortége ou chacun avait une cavaliere ou un cavalier. C'etait interessant et on rigolait ! Les voisins, les gens du village faisaient un feu de joie sur le passage du cortege. On mettait 3 fagots debout, de la paille et une pierre au pied avec la boite d'allumettes dessus. La mariée allumait le feu de joie et les chasseurs du coin tiraient des coups de fusils en l'air pour saluer les mariés; Et tout le monde buvait un coup au "baricaut" qui suivait la noce. " Je me souviens d'une mariée qui avait le feu pris dans son voile !" Un ruban installé entre deux chaises barrait quelquefois le chemin. La mariée devait le couper. Une assiette recueillait les pieces de la quete, et une autre offrait des cigarettes et des dragées.

La noce durait trois jours : Deux jours de preparation du repas, cuisson des volailles et des tourteaux, puis la table à mettre en place sous le hangar qu'on avait nettoyé avant.

On chantait, on dansait, on racontait des histoires, on s'amusait.

 

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rencontre inter generation

Pour cette rencontre avec les résidents du Clos des Tours j'ai profité du fait que mon plus jeune fils Alessandro avait un travail demandé par l'école à faire sur les personnes âgées. Sa maîtresse lui avait demandé de réaliser un questionnaire auprès d'une personne âgée; Et bien c'est auprès de 5 personnes qu'il a fait son questionnaire !! 

Les personnes ont été ravies de voir Alessandro et lui a appris plein de choses, notamment que toutes les technologies qu'il connait aujourd'hui n'existaient pas dans la jeunesse de nos seniors.

 

Je vous retranscris les questionnaires.

Raymonde  Raymonde roger

Quel age as-tu ?

91 ans

Quelle est ta date de naissance ?

9 février 1925

Ou es-tu née ?

à Champozo en Normandie

A quoi jouiez-vous à ton époque ?

a la marelle , à la corde, on faisait des rondes on papotait

Quels objets existent aujourd'hui et n'existaient pas avant ?

l'eau courante, l’électricité....

Te souviens tu d'un événement très important ?

Mon mariage (66 ans)

Te souviens tu de ce que tu mangeais quand tu avais mon age ?

du poulet, du lapin , de la charcuterie, ce qu'il y avait dans le jardin bon c’était la guerre on mangeait des rutabagas et des topinambours.

Gisèle Gisele francois

Quel age as-tu ?

92 ans

Quelle est ta date de naissance ?

18 Février 1925

Ou es-tu née ?

a kutche dans l'Oise

A quoi jouiez-vous à ton époque ?

a cache cache, a la marelle, a la corde à sauter

Quels objets existent aujourd'hui et n'existaient pas avant ?

Le téléphone, la télévision

Te souviens tu d'un événement très important ?

L'arrivée des allemands c’était épouvantable. C’était la guerre. On avait pas de pain rien du tout. Ils se servaient de nos légumes on avait plus rien. On n'avait le droit de rien faire

Te souviens tu de ce que tu mangeais quand tu avais mon age ?

des pâtes, c’était mon plat préféré.

Pierrette   Pierrette morin

Quel age as-tu ?

78 ans

Quelle est ta date de naissance ?

12 Février 1938

Ou es-tu née ?

En Charentes à la Madeleine

A quoi jouiez-vous à ton époque ?

à la marelle, monter à la corde...

Quels objets existent aujourd'hui et n'existaient pas avant ?

Le téléphone, 

Te souviens tu d'un événement très important ?

Quand j'ai eu ma mobylette

Te souviens tu de ce que tu mangeais quand tu avais mon age ?

tout je n'avais pas de plat préféré je mangeais toute mon assiette

Madeleine  Madeleine duchesne

 

Quel age as-tu ?

94 ans

Quelle est ta date de naissance ?

Mars 1922

Ou es-tu née ?

à Loizet dans les Deux Sèvres

A quoi jouiez-vous à ton époque ?

On n'avait pas grand chose et même à l'école l'institutrice ne nous laissait pas jouer

Quels objets existent aujourd'hui et n'existaient pas avant ?

l’électricité, le chauffage

Te souviens tu d'un événement très important ?

La guerre de 39/45

Te souviens tu de ce que tu mangeais quand tu avais mon age ?

On mangeait des patates, de la volaille, du lapin

 

Gerard   M brigot

Quel age as-tu ?

60 ans

Quelle est ta date de naissance ?

28 Mars 1966

Ou es-tu né ?

à Ruffec

A quoi jouiez-vous à ton époque ?

aux billes

Quels objets existent aujourd'hui et n'existaient pas avant ?

l'ordinateur

Te souviens tu d'un événement très important ?

Ma communion

Te souviens tu de ce que tu mangeais quand tu avais mon age ?

Steak frites

 

 

Le progres de 1920 à nos jours

Le 2 Octobre 2016 lors de la causerie à l’hôpital de Melle nous avons évoqué les progrès technologiques que nos seniors ont vécus. Et oui pour nous rien de plus simple que d'allumer la lumière et de se servir un verre d'eau au lavabo mais nos seniors ont connu une toute autre époque et ils sont les témoins vivants de toutes ces évolutions technologiques. Ces inventions souvent synonymes de gains de temps et de liberté ont révolutionné leurs vie en leurs permettant de gagner des heures de travail fastidieux ( la machine à laver par exemple ou le congélateur) d'autre comme l'arrivée de l'électricité ou de l'eau courante ont été vécues comme un instant merveilleux presque magique.

Et vous quelles sont les inventions dont vous ne seriez vous passer ou qui changent votre vie au quotidien ?

 

Confrontation entre deux generations

Le mercredi 7 Septembre 2016 j'avais rendez vous avec les résidents du foyer logement de la Garenne pour que nous parlions des souvenirs d'école comme nous l'avions fait à l’hôpital de Melle.

Comme c’était mercredi et que mes enfants, Enzo (9 ans) et Alessandro (6 ans), n'avaient pas école je me suis dit que ça serait bien de les emmener pour qu'on confronte la rentrée scolaire des années 1940 et de 2016. (Et puis je me suis aussi dit que d'une part les résidents seraient contents de parler aux enfants et que les enfants pourraient se rendre compte que les choses sont bien différentes ou pas.)

Les résidents sont venus nombreux au rendez vous la salle était comble. On a même pensait un moment mettre un portier à l'entrée !!! Anita a réussi à réunir suffisamment de chaise et de fauteuils pour tout le monde et nous avons pu commencer les échanges.

Pas toujours simple avec autant de monde !! On se coupe un peu la parole on parle un peu avec son voisin.... Pour le coup on se serait cru dans l’effervescence de la rentrée scolaire.

Voici des différences que les enfants ont constaté entre ces deux époques:

La première c'est la distance que parcourrait, à pieds, les enfants pour se rendre à l'école. Des fois plus de 3 km à faire qu'il fasse beau temps ou pas. " Nous c'est le bus qui nous conduit à l'école qui se trouve à quelques kilomètres, constate Enzo."  

Et puis aussi il n'y avait pas de cantine chacun apportait son repas qu'on mangeait au coin du poêle le midi lorsqu'il faisait froid. Et en plus c'est les enfants qui s'occupait d'allumer le feu. "Nous aujourd'hui on mange à la cantine, dit Alessandro." Ils ont bien rigolé quand une dame leur a racontait qu'elle apportait une gourde avec de la piquette ou un fond de vin pour boire le midi.

Au niveau du matériel scolaire la aussi les différences sont énormes.A l'époque on avait peu de moyen financier donc les affaires comme le sac ou les chaussures passaient de frère en frère. C’était rare qu'on ait des affaires neuves et en tout cas un sac d'école devait durer toute la scolarité ! On n'avait tous des blouses et des galoches aux pieds ( grosses chaussures avec la semelle en bois qui sont aussi solides qu'inconfortables )

Et une différence qui compte beaucoup c'est les punitions de l'instituteur. Dans les années 30/40 instituteur distribuait allègrement gifle, tirage d'oreilles, coup de règles et lignes à recopier. Un enfant qui avait été puni par le maître n'osait pas aller se plaindre à ses parents sinon c’était le retour de baffe assuré !!!

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Mon permis de conduire

Par Madeleine DUCHESNE

 

J'ai passé mon permis de conduire en cachette avec ma meilleure amie Josette. Nos maris ne voulaient pas qu'on conduise ils disaient que les femmes en étaient incapables; Mais nous on les a pas écouter on a pris des leçons grâce à Josette qui m'avançait l'argent.

Elle l'a eu du premier coup moi du second; ah qu'est ce qu'on était contente on a bien arrosé ça toutes les deux !

Vous vous rendez compte sans elle je n'avais qu'un solex et je faisais comment moi avec mes quatre enfants!

Plus tard on a mis les maris devant le fait accompli mais ils voulaient pas qu'on prennent leurs voitures. Le moniteur nous a donné son automobile et on a pu conduire.

SOUVENIRS DE GUERRE

Par Giséle FRANCOIS

 

Je me souviens que je portais des messages pour les resistants pendant la guerre. Mon village était envahi d'allemands il y en avait partout dans les rues dans les champs. Alors moi je passais du haut de mes dix ans mon petit bouquet de fleurs à la main , l'air de rien et je rejoignais la personne à qui était destiné le message dissimulé dans les plis de ma culotte. C'était dur de passer inapercu avec tous ses allemands qui vous surveiller de partout. Mon pére qui etait couvreur et lui aussi tres engagé dans la resistance faisait passer des messages sur le clocher des églises.

Apres la libération tout le monde s'est rassemblé sur la place du village pour voir defiler le général de Gaulle. D'un coup j'ai entendu qu'on appelait mon nom " Gisele François venez" Je me demandais ce que c'était. Je me retourne vers papa qui me dit vas y c'est toi qu'on appelle avec un petit sourire...

C'est le géneral de Gaulle en personne qui m'a serré la main et m'a remercié d'avoir participer à la resistance.

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Images de Didier DARRIGRAND

Bonjour,

je m'appelle Didier, j'ai 52 ans mais ça ne se voit pas.

Je vis dans le Pays mellois depuis l'âge de 16 ans. J'ai travaillé longtemps dans la radio locale associative D4B, j'ai animé des cours de musique et j'ai aussi travaillé dans des écoles. Aujourd'hui je suis correspondant local pour deux journaux, La Nouvelle République et La Concorde, et je suis photographe. Je suis de très près l'activité culturelle de la ville de Melle et je me balade souvent en Bretagne. J'ai toujours mon appareil photo avec moi.

je vous proposerai régulièrement des photos réalisées à Melle, ou ailleurs, que vous pourrez suivre dans la rubrique "J'vous montre".

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Photo de Pierre Delaunay (de Ruffec!)

 

 

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