SOUVENIRS DE GUERRE

Par Giséle FRANCOIS

 

Je me souviens que je portais des messages pour les resistants pendant la guerre. Mon village était envahi d'allemands il y en avait partout dans les rues dans les champs. Alors moi je passais du haut de mes dix ans mon petit bouquet de fleurs à la main , l'air de rien et je rejoignais la personne à qui était destiné le message dissimulé dans les plis de ma culotte. C'était dur de passer inapercu avec tous ses allemands qui vous surveiller de partout. Mon pére qui etait couvreur et lui aussi tres engagé dans la resistance faisait passer des messages sur le clocher des églises.

Apres la libération tout le monde s'est rassemblé sur la place du village pour voir defiler le général de Gaulle. D'un coup j'ai entendu qu'on appelait mon nom " Gisele François venez" Je me demandais ce que c'était. Je me retourne vers papa qui me dit vas y c'est toi qu'on appelle avec un petit sourire...

C'est le géneral de Gaulle en personne qui m'a serré la main et m'a remercié d'avoir participer à la resistance.

Par Madeleine 

De tristes souvenirs qui me donnent encore aujourd'hui les larmes aux yeux.

Mon mari a été appelé des le deuxieme jour de la mobilisation. Son groupement s'est fait décimé par les allemands et les survivants blessé et afaiblis se sont retrouvés a erré pendant des mois dans les champs. Mangeant ce qu'ils trouvaient entourés d'enemis de toutes part; Ne sachant pas ou ils avancaient. Ils ont fini par se retrouver devant une ferme ou les gens les ont bien accueillis. Leur offrant un bain et de la nourriture et vetements civils. Ils les ont prevenus de quel coté etaient les allemands pour qu'ils ne se jettent pas dans la gueule du loup et le lendemain ils les ont conduit hors de la ligne maginaux pour les mettre à l'abri. Sans ces braves gens ils seraient certainement tous morts. 

Malheureusement le fils de ces bonnes personnes s'est fait tué par les allemands et mon mari trop affaibli par ses blessures et certainement par les horreurs qu'il  vu est decedé peu de temps apres son retour à la maison.

Pierrette

J'ai perdu mon papa à cause de la guerre quand j'avais 7 ans , lui en avait 35.

Il était en première ligne sur le front. Il a été blessé des le début de la guerre. L'armée en déroute l'a fait rapatrié dans un train de marchandise ou l'on mettait tous les blessés. Les wagons étaient remplis.

Il a été mis à l’hôpital militaire de Bordeaux puis transféré à Ruffec.

Il n'a pas pu être soigner comme il faut vu qu'il n'y avait rien. Sa blessure au poumon s'est infecté et il est décédé.

De nos jours il aurait pu être sauvé sans doute.

Les tickets de rationnements

Par Raymonde.

Pendant la guerre il n'y avait rien !

Meme en ayant des tickets on ne pouvait rien acheter vu que les magasins etaient vides.

On  mangeait des rutabagas, c'est pas bon ! des topinambours

Heureusement il y avait les jardins.

C'est la mairie qui distribué les tickets jusqu'en 1947 environs ( deux ans apres la fin de la guerre)

Dans tout ce qu'on achetait rien n'était bon tout semblait avoir été coupé au suif, diluer tellement les matieres premieres manquaient.

 

Le jour de la déclaration de la guerre en 1940, j'avais 14 ans. J'étais en apprentissage de charcuterie à EVREUX; On a été très vite évacués de la ville car les italiens nous ont bombardés et une partie de la ville a été totalement rasée.

Donc on a fuit par les chemins par les champs à pieds; Les italiens nous tiraient dessus avec les fusils mitrailleurs; On se retrouvés comme coincés entre les militaires français qui reculaient et les militaires italiens qui eux avancaient.

Il y avait beaucoup de blessés sur la route, des morts aussi. On se cachait des les fossés des qu'on entendait un avion car sinon il nous lançait une bombe.

Nous avons fini par atterir devant la gare d'une ville ou nous avons assisté à un spectacle des plus horribles. Dans un train des centaines d'enfants étaient rassemblés dans des wagons pour fuir les troupes ennemis mais malheureusement un avion a bombardé le train sous nos yeux et tous ces petits enfants sont morts devant nous.

J'ai fini par arrivé dans la ville ou habitait mes parents en Normandie et j'ai été plus ou moins tranquille jusqu'au débarquement ou nous nous sommes encore une fois retrouvé sous les feux des allemands. Puis l'armée Canadienne nous a délivrés.

Commentaires (1)

luciecali
  • 1. luciecali | 19/09/2016

Quelles horreurs! et quel courage en même temps! Tous ces gens morts pour rien....

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