RECIT

Nous avons été invités à aller voir une maquette du camp de réfugiés politique de Rouillé à Pamproux de l'année 1941 (guerre de 39/45).

Mais malgré ces tristes souvenirs, pendant le voyage , j'ai admiré la campagne qui est belle en ce début de Juin humide. Les arbres sont beaux avec leurs feuillages épais. J'ai admiré aussi ce mais naissant au vert doux, aligné en belles lignes régulieres. Les coquelicots, les marguerites fleurissent dans les fossés.

C'est reposant. 

Mais nous voila arrivé à la maison de retraite de Pamproux.

Nous avons donc vu une reproduction du camp avec toutes ces cabanes, ces miradors et aussi tous ces barbelés à l'entour. Les pauvres prisonniers n'étaient pas en mesure de s'evader. Mais malgré tout, ils s'étaient organisés. Ils s'occupaient comme ils pouvaient. Ils faisaient des petits objets en bois, en fer, en aluminium avec les moyens qu'ils avaient. Des bagues avec des pieces de 2 francs en aluminium. J'ai vu la couverture en bois d'un livre sculpté finement. Puis des jouets, une table de poupée toute petite avec des gobelets plus petits qu'un dé à coudre.

Ces pauvres prisonniers ne savaient pas ce qu'il adviendrait d'eux, alors ils cherchaient à oublier. Ce camp était une boite à otages. Quand un allemand était tué, ils prenaient jusqu'à 40 otages à exterminer en represailles. Quel triste temps. Pourquoi tant de guerres alors que la nature ne nous épargne pas non plus avec ses inondations et ces tempetes.

Ce sont de tristes souvenirs mais il faut le savoir, ne pas oublier pour que ça ne se reproduise plus.

 

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